Journées 2006 du Réseau de Sciences Cognitives d'Île-de-France"


Le 12 mai 2006, l'IME participait aux "Journées 2006 du Réseau de Sciences Cognitives d'Île-de-France" (RESCIF) à l'École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la ville de Paris (ESPCI), Paris. Il co-présentait deux communications-posters:


Gestion neurocognitive du stress

Camille LEFRANÇOIS 1,2, Marie-Pierre FORNETTE 1,2,3, Jacques FRADIN 1,2, Farid EL MASSIOUI 1,2
1 Laboratoire "Cognition & usages", Université Paris 8 - ST Denis
2 Institut de Médecine Environnementale, Paris
3 Institut de Médecine Aérospatiale du Service de Santé des Armées, Brétigny-sur-Orge


Résumé :
Le stress est au centre de la psychopathologie : il est à la fois symptôme et cause de nombreux dysfonctionnements cognitifs ou comportementaux et constitue ainsi un facteur pathogène somatique majeur. Or le niveau de stress semble étroitement lié aux dysfonctionnements d’une bascule entre deux grands modes du fonctionnement mental supérieur (automatique versus adaptatif ou préfrontal), dont les substrats neurobiologiques ont été mis en évidence en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf). Lors de cette étude, nous avons décrit les caractéristiques cognitives de ces deux modes et présenté des résultats mettant en évidence le lien entre l’état de stress et la persistance inadaptée du mode de fonctionnement dit automatique en situation de non contrôle. En revanche, nous avons observé qu'un mode de fonctionnement adaptatif ou préfrontal est mieux adapté et lié à un état de calme en situation complexe et/ou inconnue. Les résultats montrent également que des exercices dits de "Gestion des modes mentaux" ( Fradin J., Lefrançois C. et El Massioui F. (à paraître) Des neurosciences à la gestion du stress devant l'assiette !, Médecine et Nutrition, Paris, 42, 2, 1-7. ), censés développer le mode de fonctionnement adaptatif lors de situations stressantes, diminuent l'intensité du stress des individus. Les résultats de cette étude esquissent les contours d’une thérapie neurocognitive du stress, s’intéressant plus au contenant cérébral qu’au contenu cognitif. Nous étendons actuellement cette étude à la population des élèves pilotes de l'armée de l'air, en collaboration avec le Pr. Amalberti (IMASSA) et la base aérienne de Cognac.

http://rescif.risc.cnrs.fr


Théorie et thérapie neuro-cognitivo-comportementale du « Positionnement Grégaire »

Boris GUIMPEL1, Camille LEFRANÇOIS1,2, Jacques FRADIN1,2, Farid EL MASSIOUI1,2
1 Laboratoire "Cognition & usages" , UFR de Psychologie - Université Paris 8 - ST Denis
2 Institut de Médecine Environnementale, Paris


Résumé :
Le but de notre travail est d’étudier le Positionnement Grégaire de l’individu selon le modèle décrit par J. Fradin. Le Positionnement Grégaire (P.G.) est un système de régulation neurocognitif qui détermine le rapport de l’individu au groupe selon deux axes : domination/soumission et intégration/marginalité. Nous cherchons à mettre en évidence les structures neuronales qui sous-tendent le P.G., son influence dans certaines psychopathologies et les modes mentaux qui permettent de le contrôler. À partir de ce cadre conceptuel, Fradin (Fradin, J. & Fradin, F., 2006. Personnalités et psychophysiopathologie, Publibook, Paris.) a conçu et pratiqué une thérapie neuro-cognitivo-comportementale du P.G. Nous avons décidé d’évaluer expérimentalement les effets de cette thérapie sur le P.G. des individus, et plus particulièrement chez une population de personnes présentant un profil de soumission (profil caractérisé par une tendance, à la fois, à se culpabiliser, à ne pas oser prendre la parole, à être anxieux, à être inquiet pour les autres plus que pour soi, etc.). Les résultats préliminaires montrent un changement significatif du profil, du ressenti et du comportement des sujets après avoir réalisé les exercices thérapeutiques (les sujets s'avèrent moins soumis).

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