* Pour développement urbain durable
* L'aide cognitive pour le changement des pratiques
* La communication consensuelle
Accompagner une ville qui s'engage pour une santé et un développement durables, par Jacques Fradin (vidéo)
"Le développement durable urbain apporte quelques éléments nouveaux de réflexion (changement climatique, risques émergents, inégalités écologiques), mais il introduit surtout, pour les villes qui se prêtent à cette démarche, un questionnement d'ensemble. L'intégration de ces préoccupations nouvelles ne peut être réalisée en effet de manière compartimentée.
D'autre part, le développement durable n'est pas un projet qui se greffe sur une politique. Il se définit au contraire en fonction des situations existantes, des besoins, de la volonté des acteurs locaux et des priorités qu'ils énoncent, ce qui demande de reconsidérer un ensemble de questions urbaines.
Une deuxième méprise possible serait de ne considérer, dans la ville durable, que ses capacités à se maintenir, évoluer, s'adapter. La ville durable, pour reprendre les termes du rapport Brundtland, est aussi une ville qui répond aux besoins du présent. Or, un panorama rapide de l'urbanisation dans le monde, ou même dans une quelconque agglomération, fait état sans ambiguïté de situations critiques pour un certain nombre d'habitants. La propension à ne pas considérer les dimensions sociales du développement urbain durable génère une vision tronquée de la ville durable, qui peut amener des dérives vers une écologie réduite à un nouveau standard ou standing de vie.
La ville durable est un projet, un horizon, en aucun cas une réalité : on peut tendre vers cet horizon, comme l'explique le rapport du groupe d'experts européens conduisant la campagne des villes durables (lancée à Aalborg), mais non réaliser in extenso un développement durable. Une ville durable est simplement une ville qui initie une ou plusieurs dynamiques de développement durable. Elle est d'abord un cadre où prennent sens des projets collectifs. Cette démarche pose des questions politiques et éthiques, relatives au développement humain planétaire et à l'héritage qui sera légué aux générations futures."
Adoptée par les participants à la conférence européenne sur les villes durables qui s'est tenue dans la ville danoise d'Aalborg le 27 mai 1994, la Charte d'Aalborg se présente comme une anti charte d'Athènes, prônant une densité et une mixité des fonctions urbaines au service du développement durable. Lors de son dixième anniversaire, le réseau des villes durables a fait le point sur les évolutions des pratiques liées aux Agenda 21. C'est notamment ces expériences qui permettent de définir une ville durable.
Les collectivités territoriales sont appelées, dans le cadre du chapitre 28 de l’Agenda 21 de Rio, à mettre en place un programme d’Agenda 21 (1) à leur échelle, intégrant les principes du développement durable, à partir d’un "mécanisme de consultation de la population". Il s’agit de l’Agenda 21 local.
"[Les collectivités territoriales] jouent, au niveau administratif le plus proche de la population, un rôle essentiel dans l'éducation, la mobilisation et la prise en compte des vues du public en faveur d'un développement durable". (Ch. 28).
Les réseaux de villes (Fédération Mondiale des Cités Unies et International Union of Local Authorities - aujourd’hui Cités et gouvernements locaux unis, Metropolis, International Council for Local Environmental Initiative) initient des travaux pour veiller à la mise en œuvre concrète des Agendas 21 locaux. La mise en œuvre peut s'appuyer sur des logiciels. En France, le Comité 21 - Comité français pour l'environnement - assure cette mission depuis 1994.
Dans le cadre de sa démarche durable , l'IME s'appuie sur les outils issus de ses recherches pour favoriser les prises de conscience des enjeux, la rationalisation, et accompagne des structures et leurs personnels vers un changement durable de leurs pratiques.
Accompagnement au Développement Durable (.pdf)
L'intervention de l'IME auprès de la Mairie d'Herblay, par Jacques Fradin (vidéo)
Anticipant l’application des préconisations du Groupe de travail « Bâtiment » du Grenelle de l’environnement, la ville d’Herblay a lancé la construction d’un groupe scolaire avec des objectifs de Développement Durable ambitieux.
Pour atteindre ces objectifs, la Mairie a fait appel à Architecture et Développements Sonia Cortesse (ADSC), cabinet spécialisé dans l’architecture durable, comme Assistance à Maîtrise d’Ouvrage, et à l’IME comme expert du comportement humain afin d’accompagner l’ensemble des acteurs impliqués.
L’IME et son partenaire ADSC ont alors conjointement mené un projet d’accompagnement au changement comportemental et de sensibilisation au Développement Durable de ces acteurs, d’horizons très différents (élus, personnels techniques de la Mairie et des établissements scolaires, enseignants, directeurs d’école, responsables de centre de loisirs, associations, parents d’élèves, riverains, etc.).
Afin de mener à bien ce projet, l’IME a déployé une méthode d’encadrement, issue de son Approche NeuroCognitive et Comportementale, permettant d’amener l’ensemble des acteurs à :
Plusieurs Groupes de travail ont été mis en place et animés par l’IME et ADSC. Un document de synthèse a été réalisé à partir des travaux réalisés par les Groupes pendant ces 8 mois de collaboration pour cette démarche de Développement Durable.
Au cours de ce projet d’accompagnement comportemental au changement pour un Développement Durable, la Mairie d’Herblay s’est engagée plus avant dans la mise en œuvre d’une politique de Développement Durable avec la nomination d’une chargée de mission « Développement Durable et Agenda 21 » et la conduite d’actions de sensibilisation, comme la soirée organisée dans le cadre de la Semaine du Développement Durable, le jeudi 2 avril 2009 : projection du film réalisé par David Guggenheim avec Al Gore « Une vérité qui dérange » et débat sur le thème « Quel impact nos comportements ont-ils sur l'environnement ? » animé par Jacques Fradin.
L'IME, membre de l'équipe lauréate de l’appel à projets du PUCA (Plan Construction, Urbanisme Architecture, organisme de recherche du ministère de l’Equipement) pour un programme d’étude et de recherche, a mobilisé les connaissances des sciences neurocognitives et comportementales afin de définir une méthode de management, de concertation mais aussi de gouvernance pour les projets urbains. Le rapport a proposé les bases d’une nouvelle façon d’appréhender le management, l’information et la communication pour les rendre plus efficaces.
Voici résumés dans le document ci-dessous les enseignements innovants de ce programme d’étude et de recherche, applicables en termes journalistiques de diffusion de l’information, de responsabilisation et de communication « consensuelle ».
La communication consensuelle (.pdf)
Ce document est par ailleurs consultable sur le site Internet de Jean-Luc Martin-Lagardette (professeur de déontologie journalistique et cofondateur avec Yves Agnès, ancien rédacteur en chef du Monde, de l’Association de préfiguration d’un Conseil de presse pour la création en France d’une instance de régulation et de médiation entre la presse et le public).
Aller sur le site de Jean-Luc Martin-Lagardette
(1) L'Agenda 21 (ou Action 21) est un plan d'action pour le XXIe siècle adopté par 173 chefs d'Etat lors du sommet de la Terre, à Rio, en 1992. Avec ses 40 chapitres, ce plan d'action décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales. Il formule des recommandations dans des domaines aussi variés que : la santé, le logement, la pollution de l'air, la gestion des mers, des forêts et des montagnes, la désertification, la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, la gestion de l’agriculture, la gestion des déchets, la pauvreté. En parallèle à ce plan d'action, une déclaration sur l’environnement et le développement a été adoptée. Elle énumère 27 principes à suivre pour mettre en œuvre l'Agenda 21.